Voici les photos de mes galons tous fait avec différentes techniques du tissage aux tablettes
materiel utilisé: laine, acrylique, coton...




Ouf
Les cartons sont dans l'apartement oui, mais les déballer, c'est une autre histoire... ca prend un de ces temps! surtout que j'ai pas mal de bouquin et de tissus et que tout ça a pris la
poussière et l'humidité, du coup faut tout nettoyer au fur et à mesure.
Ca y est enfin voici les patrons tant attendu! J'ai aussi compris comment faire remonter un article (merci over-blog qui permet de changer la date d'un
article).
Au boulot tout le monde ;) (et n'oubliez pas de m'envoyer des photos)
Merci à tous ceux qui m'ont permis d'utiliser leurs propos et liens sur mon blog!
Pour celles et ceux se reconnaissant sur une photo et ne souhaitant pas apparaitre, qu'ils m'envoient un Mail ou un commentaire pour que je floute leur visage
Si vous avez des photos de moi sur une fête ou l'autre, j'aimerais bien les avoir soit pour moi perso soit pour mettre sur mon blog. Ce serais gentil si vous me les
envoyez et n'oubliez pas de mettre le nom du photographe ou le lien du site où on peux les voir que je puisse les nommer si je les utilise.
SVP si vous avez réalisez des chausses à l'aide de ma méthode, pourriez vous me montrer le résultat? merci beaucoup!!!
Voici les photos de mes galons tous fait avec différentes techniques du tissage aux tablettes
materiel utilisé: laine, acrylique, coton...




Photos de l'animation sur le site de la geste des dragons... http://www.lagestedesdragons.com/Stand/Orleans/thumb.html
Orléans,
Avec la Geste des Dragons, superbe animation pour laquelle j'ai du finir un costume XIVem siècle vite fait bien fait où les ourlets ne sont que surfilés et n'allait pas le chanter sur les toits, mais j'étais indécente, n'ayant que ma chainse en guise de cotte.
Nous avons donc pour le XIV:
Une chainse
Une cotte
Un surcot (qui peut être doublé)
Un tablier (pour ne pas trop se salir)
Une coiffe (voile tortillé, tresses remontées sur le haut du crane...)
un chaperon (pour ne pas attraper frois dans le cou!)
Et me voici à mon métier en train de travailler mes galons

Le brésil est un bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise » ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au XVIe siècle : Pau Brasil, le bois de braise (brasa en portugais).
Tiré d'un post du forum OB
Bonjour, greg de l'assoc. "les bagaudes" (celui du topic sur la teinture du lin) qui passait par là...Je vois que quelqu'un a déjà cité le site des fils du temps, dont je fais partie...La laine est effectivement la fibre qui se teint le plus facilement et fournit les couleurs les plus vives et saturées.
Voici ma recette pour teindre en rouge (si jamais ça rate un peu, tu auras du orangé...). Pour obtenir une couleur rouge solide qui résiste à la machine, le plus simple est d'utiliser de la racine de garance (rubia tinctoria ou rubia peregrina): pas d'inquiétude, tu peux l'acheter en poudre chez okhrâ (usine Mathieu, Roussillon, facilement trouvable sur un moteur de recherche et vente en ligne), ou bien sous forme de racines chez Sennelier (7 quai Voltaire à Paris): il faut compter environ 15 euros le kilo. qui permet de teindre entre 500 g et 1 kg de laine.
Voici la recette: tu laves déjà plusieurs fois dans ta baignoire ta laine avec du savon de Marseille (on le trouve en paillettes, toutes prêtes dans les supermarchés...) et de l'eau tiède, afin d'enlever le suint restant de la laine ou les apprêts industriels du tissu.
Tu rinces bien et tu fais sécher. Tu pèses le tissu que tu veux teindre (plus le tissu est grand, plus le risque de marbrure sur la teinture est important, si le tissu est déjà taillé pour la couture, il y a un risque de retrecissement et se retrouver à aller aux fraises...et il faut choisir entre les 2...pas facile...).
Ensuite, il faut préparer le tissu à recevoir la teinture: c'est le mordançage:Il faut deux produits: l'alun (qui ouvre les écailles de la laine) et le tartre (qui permet une meilleure répartition du colorant sur les fibres)
Dans une grande marmite qui peut aller sur le feu (une vieille lessiveuse en fer blanc à la maison fait très bien l'affaire),
tu mets de l'eau tiède (25°) et 20% du poids de tissu à teindre en alun (Si ton tissu fait 1 kg il te faut 200 g d'alun):tu l'achètes en pharmacie sous forme de petits cristaux blancs que tu laisse dissoudre dans l'eau ou bien dans les magasins orientaux sous forme de gros cristaux translucides (la forme des cristaux naturels est meilleure que la poudre des pharmacies qui est un alun de synthèse, agressif pour la laine car avec un pH trop acide)
Tu dissouds ensuite dans l'eau 6% de tartre: là, c'est un peu plus dur à trouver: soit tu as un ami vigneron qui t'aura gardé le tartre qu'il a gratté sur les parois de ses cuves de fermentation (cristaux beige-rosé ressemblant à de la cassonade gumeleuse), soit tu achètes de l'acide tartrique en pharmacie ou en droguerie..
Une fois ces deux produits bien dissous, tu plonges ton tissu de laine dans la marmite et tu commences à chauffer (si le tissu est mouillé avant, c'est mieux)...Tu laisses chauffer jusqu'à la quasi-ébullition en retournant sans cesse (si le tissu est grand, bon courage, c'est lourd la laine gorgée d'eau brûlante...). Tu laisses ensuite refroidir (surtout ne pas le sortir du bain, cela va feutrer...).
Voilà la moitié du travail fait et ton tissu est toujours blanc, mais il est enfin prêt à recevoir la teinture...
Pour teindre à la garance, il vaut mieux de la poudre de racine. Pour obtenir le célèbre rouge garance, je conseille de prendre de 120 à 150 % du poids de tissu en poudre: 1 kg de tissu necessite au moins 1,2 kg de garance (ce la dépend de la qualité de la marchandise...). La poudre doit trempée plusieurs heures avant d'être utilisée dans un seau rempli d'eau froide pour "gonfler"...
Le lendemain du mordançage, la marmite est froide: tu peux la vider et essorer grossièrement le tissu. Tu remplis à nouveau avec de l'eau tiède et tu mélanges ta poudre de garance qui "gonflait" dans un seau: ensuite tu immerges dedans ton tissu mordancé.
Ensuite commence la cuisson de la teinture: trois choses à respecter pour être sûr de la réussite:
1)Il faut une eau calcaire (au besoin, raper de la craie ou des os de seiche au dessus de l'eau pour la rendre plus calcaire, mettre un peu de son de blé aide aussi...)
2)Il faut chauffer doucement le bain mais surtout qu'il ne refroidisse pas (le processus de teinture s'arrêterait et tu perdrais le pouvoir colorant de la garance..., ce qui est rageant après tant d'efforts)Pour cela, à la maison, vive le thermomètre à confiture surveillé du coin de l'oeil...
3)Il ne faut pas bouillir car sinon on vire à un orangé brunâtre: une température maintenue à 80° est suffisante..
le temps de chauffe dépend du feu...il faut surveiller la couleur en essorant une partie du tissu brûlant et en pensant que la couleur vue est toujours plus foncée que le résultat final...
Dernières étapes (ouf!!): laisser refroidir le tissu dans le bain
le rincer très longuement à l'eau (le mieux, une rivière....), la faire sécher à l'ombre en évitant de l'essorer (le presser permet de moins le déformer, si on a du temps, le laisser goutter...)
On obtient le fameux rouge mat de la garance, mais avec d'autres étapes finales on peut avoir d'autres couleurs:
--un peu plus rosé: en le sortant de l'eau à 80° (une fois le degré de couleur obtenue) et en le passant dans une autre marmite remplie d'eau dans laquelle il y a un peu de paillettes de savon de Marseille (cette eau doit être aux environs des 80° pour éviter le feutrage). On chauffe cette 2eme gamelle et l'ébullition (cette fois-ci) élimine des colorants fragiles: on rince une fois refroidi: la couleur est plus rosée (c'est le fameux "pied de garance")
--cette couleur permet en passant le tissu dans une cuve de bleu (au pastel, très compliqué...) d'obtenir un magnifique violet (le rouge garance de la recette 1 dans une cuve de bleu donne un marron foncé, proche du noir, qui correspond aux draps "brunette" si chers au bas Moyen Age)
--en faisant la même chose avec du sulfate de cuivre, on tire vers un rouge violacé
--en faisant la même chose avec du sulfate de fer, on va vers le grenat foncé...ces deux recettes sont à éviter, la laine supporte mal ces 2 produits corrosifs..
le bain de garance utilisé peut être à nouveau réutilisé: on obtiendra des tons plus pâles allant jusqu'au rose saumoné...
Il y a avec la garance des tas de combinaisons à essayer: on peut faire plusieurs bains avec d'autres produits donnant du rouge pour obtenir des couleurs variées: cochenille, bois de brésil, lichens ...Au maroc, on rajoute du henné et du brou de noix...
Pour essayer des jolies couleurs orangées (qui ne tiendront jamais comme la garance...) on peut aussi s'amuser avec du henné en poudre dans un bain acide (jus de citron...) ou avec les écorces craquantes de l'oignon (il en faut beaucoup pour avoir un roux, sinon on a un joli jaune qui part cependant, contrairement au jaune de la gaude...)
Voilà ma recette, cela peut paraître long, fastidieux, voire pénible mais le rouge garance est sans doute une des plus belles couleurs qu'un teinturier puisse réaliser...et c'est aussi une des plus solides...
La teinture utilisée au moyen ageest le plus souvent végétale, c'est surtout de celle là que je parlerais. On trouve aussi du minéral (ex lapis lazuli) ou animal (noix de galle)
Ici un site présentant un petit résumé des différentes plantes et des couleurs qu'elles donnent... merci aux Bagaudes dont les teinturiers on fait ce site:
les fils du temps http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm

Pour les écheveaux présentés, voici la liste par rangée en commençant par le haut
et de gauche à droite:
hénné (confondu dans l'espagne andalouse avec l'orcanette, utilisé uniquement en
zone musulmane, a pu servir à "couper" de la poudre de garance)
bois de brésil
garance par chauffe
garance par fermentation
Deux bains de garance en épuisement
les trois suivants (dont le mauve...)sont faits avec de la cochenille américaine
(4e, 2e et 6e bains)
en dessous:
racines d'oseille sauvage (rumex)
jus de mûre fermenté
brou de noix
deux aux baies de sureau yèble
racines d'orcanette dans de l'alcool
écorce d'aulne dans une gamelle rouillée
écorce de chêne dans une gamelle rouillée
sureau
brou de noix fermenté de 5 ans
feuille de figuier
je ne sais plus...
feuille de pommier
épine vinette
baies de nerprun (les graines de Perse ou d'Avignon médiévales)
oignon en gamelle cuivrée
oignon en gamelle vert-de-grisée
genêt
baies de troêne fermentées
et les deux derniers, je ne sais plus...
Quand à moi j'ai essayé l'oignon
Et j'ai obtenu
avec du cuivre: un roux profond
avec du fer: un jaune verdatre style doré
avec du métal rouillé dans une marmite en cuivre: un verdatre bleuté
et l'ont doit pouvoir obtenir aussi un trés beau jaune moutarde
le tout sur de la laine non préparée
et un brun sur du lin (la tunique de will) qui a du garder quelques taches car je n'ai pas pu refaire de teinture derière.
Attention, si vous faites de la teinture partez d'un tissus ou d'une fibre propre, si il y a des taches elles ressortiront avec la teinture.
Autre essais, nécessité mère decréativité... la teinture à l'hypocrass... (bliaut de Laudine du buisson) Qui avait eu quelques problemes avec son verre. Couleur obtenue: un trés joli violet, qui a tourné au brunatre avec le temps
voici tiré d'un site allemand, les différentes couleurs obtenues à partir de la cochenille
Attention médiévistes, la cochenille vient du nouveau monde!!!!

étapes de la teinture à la cochenille : http://www.rete-amicorum.de/bildergalerien/veranstaltungen/faerben/index.html